Plantation d'arbres et de haies à Rennes

Replanter est l'autre moitié du métier, et c'est aussi souvent une obligation : à Rennes, une autorisation d'abattage peut être assortie d'une compensation, et la métropole assume une orientation claire en faveur de l'arbre. Autant faire de cette contrainte une occasion de planter quelque chose qui tiendra.
Une plantation réussie repose sur trois décisions prises avant même de creuser : quelle essence pour ce sol et ce climat, quelle place elle occupera dans vingt ans, et à quelle saison la mettre en terre. Le reste — le trou, le tuteur, l'arrosage — est de l'exécution.
Choisir l'essence : la question de la place dans vingt ans
L'erreur la plus fréquente est de planter à l'échelle du sujet acheté, pas à celle de l'arbre adulte. Un chêne pédonculé à trois mètres d'une maison est une bonne idée pendant quinze ans et un problème pendant les cinquante suivantes — c'est l'origine d'une grande partie des abattages que nous réalisons.
Nous partons donc du volume disponible, du sol — les limons rennais et les fonds de vallée n'ont pas les mêmes contraintes —, et de l'usage attendu : ombre, intimité, fruit, biodiversité. Et nous évitons de proposer du frêne pour les raisons que l'on sait.
Replanter après un abattage imposé
Quand la déclaration préalable d'abattage a été assortie d'une obligation de replanter, la compensation obéit à des conditions précises — nombre de sujets, parfois essence ou taille minimale. Nous lisons l'arrêté avec vous et proposons une plantation qui y répond, plutôt que de vous laisser découvrir le problème au contrôle.
Cela suppose parfois de préparer le terrain autrement : un rognage plus profond pour dégager les racines de l'ancien sujet, un apport de terre, un décompactage. Ces travaux figurent au devis de plantation, pas en supplément découvert au dernier moment.